Conférences performatives

Éloge des marges

« Éloge des marges » est un récit autobiographique conçu comme une expérimentation narrative qui mélange et hybride registres, codes et genres. Le texte interroge la question des normes dans les espaces institutionnels et revendique la valeur et la puissance d'habiter les marges. Il est imaginé comme un monologue qui prend la forme de la conférence où les citations sont remplacées par des voix off et les notes de terrains ethnographique par des flashback.

HEAR, Haute école des arts du Rhin Mulhouse — Strasbourg, Strasbourg, 10 février 2020
Cátedra de Estudios Artísticos », siglos XX/XXI IVAM-UV-UPV-UMH, Institut Valencià d’Art Modern-Universitat de València, Universitat Politècnica de València, Universidad Miguel Hernández (invitée-key note speaker), 31 janvier 2019.
« Arts et Recherche-Action », École Supérieure d’Art et Fructôse, Dunkerque, 10 mai.
(avec Julie Coumau et Salomé Vincent / Collectif Scrum), Colloque International « Corp(u)s (in)disciplinés - Un jour et une nuit pour incorporer des savoirs indisciplinés », Université de Lausanne, 13 juin.
Centre Marc Bloch (CMB), Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, research seminar commenté par Jule Govrin, collaboratrice scientifique au séminaire philosophique der Europa-Universität Flensburg, Berlin, 17 juin.
Festival « Pratiques de survie en milieu culturel », Culture-Egales et Fédération Wallonie Bruxelles, Bruxelles, 15-17 septembre.
Séminaire des doctorant.e.s de l’Institut des Etudes genre de l’Université de Genève, Morge, Hôtel de la Nouvelle Couronne, 24-25 juin.
Le Salon de Theodora Domenech, invitée avec Eva Barto, Paris6, décembre 2019.
ESACM-École supérieure d’Art de Clermont Métropole, Clermont Ferrand, 11 décembre 2018.
Corps Normatifs, Corps Performatifs

Sous forme de conférence, quasi une performance, cet intervention déploie les thématiques du corps vécu comme liens entre espaces publics, privés, intimes, et ce faisant disloque le rapport espace privé / espace public, ré-interroge les rapports normés et binaires, pour ouvrir un espace où le corps est à la fois le lieu de la prise de paroles politiques et celui de l’action.

Conférence-débat avec Marinette Dozeville, dans le cadre de son spectacle «Là se délasse Lilith...», Le Cellier, Reims, 13 janvier 2018.
Ateliers du Genre, Théâtre des Cordes, CNC Centre Chorégraphique National, Caen, 15 février.
Journée d'étude IAPh Italia-Associazione Internazionale delle donne Filosofe et Lucha y Siesta, 3 mai.
Festival Jerk off #10, Le Point Ephémère, Paris, 23 septembre.
Post porn ou Rachele’s in the sexland

Cette interventio propose d’investiguer les violations supposées des règles de la normalité, les transgressions des normes qui règlent les espaces publics, à partir des performances. Ces performances utilisent le corps pour mettre en scène une sexualité non-normée, dans le but de rompre avec une conception de l’espace public normative et implicitement hétéronormée. A travers les performances, les corps stigmatisés, invisibilisés, dévalorisés sont transformés en outils de réaction à l’ordre normatif et, au même temps, de mise en question de règles dominantes. De cette façon, on assiste à un renversement symbolique des sujets qui résistent à la volonté de définition normative aussi à travers l’ironie et le mépris. La performance exerce une fonction subversive de l’ordre préétabli qui opprime les voix et les identités autres et permette de jouer avec les codes et les symboles de l’hétérosexualité. L'intervention va explorer le monde des collectifs d’artistes (performers) post porno, en se concentrant sur la scène européenne. L’activisme de ces artistes-militantes vise à réduire la distance entre public et privé et à critiquer le système reproductif capitaliste-hétéronormatif. Pour cette raison, beaucoup des performances sont réalisées dans des espaces publiques (voir, à titre d’exemple, Oh - Kaña, la célèbre performance collective réalisée par Post Op, Quimera Rosa, Mistress Liar e Dj Doroti). Ces performances visibilisent les pratiques sexuelles qui ne rentrent pas dans la pornographie mainstream ou qui sont considérées déviantes, pour s’interroger sur comment les pratiques et les relations sexuelles au quotidien sont façonnées par des imaginaires conditionnés et construits par des rapports sociaux de pouvoir. La nudité publique leur permette de créer des espace d’expérimentation des limites du corps et de son usage comme outil de militance, pour mettre en question les rôles binaires de représentation (homme/femme, hétero/omo, etc.) et montrer la pluralité des possibilités de plaisir sexuel.
Les affects dans la construction des espaces de résistance.
Dans cette intervention la brigade SCRUM cherche à montrer comment la création des relations d'affects permette de faire face à la violence du système universitaire institutionnel quand on fait partie d'une minorité sexuelle et épistémique. Nous montrons à partir d'un travail auto-ethnographique comment le développement des affects dans le terrain est une ressource important pour 'tenir' quand l'espace du quotidien est méprisant. Mobiliser les émotions, le care et les affects dans toutes leurs déclinations devient alors une piste pour répondre à la violence.

« Nos désirs liquides », FRAC-Fond Régional d'Art Contemporaine, Paris, 1 juillet 2018.
« A queer ball for hot bodies of the future », FGO-Barbara, Paris, 19 mai.
Erosfemina, Paris, 16 juin.
« Queer Days », Bordeaux, 7-8 février 2013.
Performer les savoirs

Interroger les savoirs, leur production mais aussi leur diffusion. Car se faire comprendre est un enjeux politique.

(avec Julie Coumau et Emilie Viney) Colloque Internationale «Pratiquer, (se)former (aux), (re)penser et questionner les pédagogies émancipatrices », ESPE, Paris, 8-9 juin 2018.
(avec Julie Coumau, Emilie Viney, Salomé Vincente et Emilie Dauvergne, Brigade SCRUM), journée d'étude « Micro-politiques des terrains d’enquête : épistémologies et pratiques du sexisme », Université Bordeaux Montaigne - UMR Passages, Bordeaux, 19 octobre (avec le titre Résister au sexisme avec le care : des pratiques individuelles au terrain collectif).
« DE/CLINARE percorsi di sottrazione nelle narrazioni di movimenti, pratiche, corpi », Società delle Letterate, Il Giardino dei Ciliegi, Florence, 7-9 décembre.