Recherches

Mes recherches portent sur les transgressions performatives dans l'espace public comme réaction aux normes imposées et sur le corps comme lieu, laboratoire et outil de résistance.

En effet, Le corps est non seulement en relation continue avec l’espace, mais est également un espace dans lequel s’imbriquent les dynamiques et les valeurs sociales, un laboratoire de pratiques et producteur de subjectivité. Je me suis intéressée aux actions militantes et aux mouvements qui utilisent le corps comme outil de subversion, de résistance et de transgression, en faisant irruption dans l’espace public et en subvertissant les normes dominantes.

Je me situe au croisement de la pensée transféministe et décoloniale, des théories queer, postcoloniales et de l'épistémologie féministe. Je cherche à visibiliser les normes qui forgent les espaces publics et les espaces institutionnels (notamment l'université), sur le role de ces espaces dans leur reproduction mais sourtout sur les pratiques pour les briser et pour créer des espaces de contamination et de circulation des pratiques et de savoirs entre milieux académiques, artistiques et militants.
A partir de 2011 je me suis interessée aux mouvements politiques et aux actions des collectifs qui interrogent et mobilisent le corps comme outil d’action politique, d’action directe. J’ai commencé à étudier le postporn comme mouvement militant des corps dissidantes et resistantes, qui parvient à créer un autre imaginaire et à subvertir les normes dominantes liées au genre et à la sexualité dans l’espace, à partir d’une perspective intersectionnelle.

A partir de 2013, j'ai intégré mon objet de recherche – la performance – dans mes pratiques de recherche de terrain, d'enseignement et de diffusion des résultats. La méthode autoethnographique et les scavenger methodology issues de la théorie queer m'ont permis d’intégrer mon corps et mes expériences et de créer une nouvelle méthode de recherche : la méthode Zarra Bonheur.